Râleries

Pour en finir avec Raoul Glaber

Pour justifier les « racines chrétiennes de l'Europe », notre schroumpfissime s'est pris, une nouvelle fois, pour Raoul Glaber en faisant référence, je cite, au « long manteau d'églises » que l'on peut admirer en France. Après Guy Moquet, Jean Jaurès et d'autres, notre schroumpfissime et son nègre attitré se sont encore pris les pieds dans le tapis. Cherchant à faire la preuve d'une culture, qu'ils ne possèdent visiblement pas, ils se sont non seulement trompés dans leur citation, mais aussi dans sa signification. Il n'est d'ailleurs pas le seul, puisque, le lendemain, pensant rétablir la citation originale, Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS et Nicolas Demorant, animateur de la tranche matinale sur France inter, parlent de « long manteau de cathédrales ».

Petit et rapide cours d'histoire médiévale pour en finir une bonne fois pour toutes avec cette allusion absconse.

Entrer en « vigilance »

Voilà, les Français ont choisi un nouveau président de la République. Pendant cinq ans, Nicolas Sarkozy va conduire le pays. Je ne peux cacher, ce soir, ma déception et ma tristesse. Même si je me prépare à ce choix, depuis plusieurs mois, il n'en reste pas moins que l'espoir était présent. Pour autant, il s'agit d'un vote démocratique et il faut respecter le choix de la majorité de Français. Dont acte...

L'édition électronique ne se limite pas aux revues et à l'édition !

Pourquoi toujours limiter la discussion sur l'édition électronique en SHS aux seules revues et autres archives ouvertes ? A ma connaissance, une des particularités des SHS est justement que les revues ne représentent qu'un des média pour la communication scientifique. L'écriture de monographie, de manuels, d'outils de recherches (inventaires, dictionnaires, bibliographies...) voire même, soyons fous, d'éditions critiques constituent des types de publications essentiels dans la carrière d'un chercheur. Alors, quand André Gunthert, relayé par Hubert Guillaud, fait un point alarmiste de l'édition électronique française en SHS en ne parlant que des revues, je suis désolé, mais ça a le don de m'énerver.

Que l'édition électronique coûte cher, peut-être même plus cher que le papier, je suis à peu près d'accord,

« les études visuelles à la casse » par André Gunthert

http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2006/03/15/130-les-etudes-visuelles-a-la-casse

J'avais dit que les sujets de râleries ne manquaient pas en ce moment et en voilà un qui est tout simplement révoltant.

Non, il ne s'agit pas du CPE et des « saccages » qui ont lieu à l'École des chartes, en particulier dans les bureaux de mon service. Mon devoir de réserve m'empêche de vous en dire beaucoup plus. Si vous êtes sages, je publierai peut-être une photo et je ne vous pose qu'une question : à qui profite le crime ?

Il s'agit de l'accord passé entre le ministère de la Culture, de l'éducation nationale et les éditeurs pour éviter que soit transposé en France dans le cadre de la DADVSI l'exception relative à l'enseignement et à la recherche présent dans la directive européenne.

Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, je vous conseille la lecture de ce billet d'André Gunthert, spécialiste de l'histoire de la photographie

La blague du jour par RDDV

[...] Ce texte [ndla : la DADVSI, mais vous aurez deviné] pour moi, n'est d'ailleurs que le premier d'une longue série d'adaptations de notre droit à l'ère numérique et je compte bien, par exemple, m'attaquer un jour au problème de la presse et de l'Internet. C'est un autre sujet capital parce qu'il n'y aura pas d'informations de qualité sur l'Internet sans de vrais signatures, de vrais acteurs dont c'est le métier.

DADVSI 2 : le retour

Manue y a fait allusion hier soir. La DAVSI, c'est reparti et les discussions commencent le 7 mars. La lutte continue !!

Des limites de Daniel Schneidermann

Dans un billet de son blog big bang blog intitulé « Ciel, j'ai ma notice dans Wikipedia », Daniel Schneidermann, chroniqueur des médias à Libération et présentateur de l'émission Arrêt sur images, se pose la question de la pertinence et de la validation des informations de Wikipédia en prenant l'exemple de sa propre biographie sur l'encyclopédie en lign

La DADVSI, la lutte continue

http://www.homo-numericus.net/

Comme Pierre l'explique dans un billet qui fait parfaitement le point sur les problème que pose cette loi, il a fait passer Homo numericus en mode "Combat contre la DADVSI', à l'image des sites Web liés aux logiciels libres pendant la bataille contre les brevets logiciels. Et, comme vous le lirez dans son billet, je rappelle que l'heure est grave !! Il met donc à disposition ce kit pour le placer sur votre site Web (je vais voir ce que je peux faire ce week-end).

Au chapitre des actualités de la résistance à la DADVSI, outre la pétition d'EUCD, Culture et TIC rappelle la pétition de l'interassociation des bibliothécaires, documentalistes et archivistes et signale sur leur site les cinq amendements proposés aux députés. Je vous en conseille la lecture, car,

Défendons nos droits et nos libertés

http://eucd.info

L'heure est grave et il est grand temps de crier haut et fort et de réagir contre ce que le gouvernement à la botte des lobbys culturo-industriels (je ne sais même pas s'il mérite le culturo...), bref les majors, essayent de faire passer en douce : la DADVSI, la loi sur les droits d'auteurs, censé être la transposition de la directive européenne sur les droits d'auteurs.

Le site EUCD co-fondé par Christophe Espern, de Creative Commons France, et sous-titré : "Sauvons le droit d'auteurs' explique très bien les problèmes posés :

Validation de l'information et journalisme

http://soufron.typhon.net/article.php3?id_article=105

Alors que je racontais, il y a peu, une expérience d'un journaliste américain qui était impressionné par le travail de la communauté de Wikipedia, une journaliste (??) française, Ariane Massenet, a, quant à elle, voulu montrer à quel point wikipedia et sa méthode ouverte et sa validation a-posteriori représentait le mal absolu. Elle a donc introduit une erreur dans une notice pendant une émission. Mais, comme le raconte cet excellent article de Jean-Baptiste Soufron, elle n'a pas signalé que moins d'une minute plus tard, l'erreur avait été corrigée.... C'est peut-être cela qu'on appelle la validation de l'information en journalisme et la conscience journalistique.

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