Les petites cases

L'édition électronique ne se limite pas aux revues et à l'édition !

Commentaires

Cher collègue, merci pour ce billet auquel j'adhère en bien des points. Etant moi même sujet aux énervements les plus divers, je suis plein de compréhension pour l'expression de ceux des autres, mais permettez-moi tout de même de vous dire que vous me faites un mauvais procès. Mes remarques s'appuyaient sur le compte rendu d'une table ronde organisée à l'occasion du Salon de la revue, consacrée explicitement aux revues SHS... Faire penser que ma reflexion se limite à cet horizon est un peu fort de café, quand le billet que vous commentez est publié sur mon blog, un outil que j'estime passionnant mais que je n'aurais pas la faiblesse de qualifier de revue SHS ni de publication scientifique. Et je ne vous dis rien de mes projets de collection d'ouvrages électroniques - rendez-vous l'année prochaine! Mais la question des revues, vous le savez bien, est un enjeu stratégique de l'exercice scientifique. Après les zig-zags récents des politiques publiques en la matière, il n'était vraiment pas inutile de faire le point. Votre approche élargit le questionnement de façon bienvenue. Soyez persuadé que j'entends bien poursuivre moi aussi la discussion sous tous ses angles, dès que l'occasion se présentera!
Bonjour, Je découvre grâce à ce billet l'existence de nombreuses ressources remarquables sur Internet, notamment la mise en ligne des thèses de Lyon
Une fausse manœuvre m'a fait publier mon commentaire avant qu'il ne soit terminé, veuillez m'en excuser. Je voulais dire que ces thèses de Lyon 2 sont hélas publiées sans illustrations, un problème sur lequel André Gunthert ne cesse de revenir, à raison. A quoi rime une histoire de l'art sans images ? Un des enjeux de la publication électronique sur Internet, au moins dans le domaine de l'histoire de l'art, se situe bien là : il faudra trouver un moyen de publier, pour un coût raisonnable, les photos des œuvres dont on parle.
Cher Gauthier, Je milite depuis longtemps (1997 ! ouffff 9 ans!) tu le sais pour faire reconnaitre les métiers de l'IST orientés web aux yeux des chercheurs et des politiques en SHS. Ces métiers doivents être au coeur des processus de recherche : c-a-d qu'ils commencent en même temps que les projets de recherche et doivent assurer la plupart du temps la gestion des données bien après la fin du programme, après le colloque final. Je suis heureux de ce billet et je pense que nous arriverons prochainement à faire reconnaitre les métier IT dans le milieu des SHS (et cela pas de façon globale). Pour être concret : il faut un Data Center pour les SHS en France ! Pour ma part, je tente de convaincre le département SHS du CNRS d'en créer un... Stéphane
André Gunthert > Mon but était de replacer votre propos dans lequel, il me semble, vous généralisez la situation à partir de l'exemple des revues. En particulier, je suis convaincu que nous n'avons pas à rougir de nos réalisations à l'image de celles que j'ai cité, et j'en ai oublié beaucoup, qui valent largement les réalisations du privé.
Didier Rykner > Je ne suis pas très au fait des problèmes en l'histoire de l'art, mais je suis globalement d'accord avec vous. Un des moyens serait de mettre au point des partenariats réels entre le ministère de la Culture et le ministère de la Recherche. Je sais bien que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais il me paraît indispensable qu'un véritable dialogue institutionnalisé puisse s'instaurer.
Stéphane > Merci pour ton soutien ;-) (J'espère que tu ne m'en voudras pas d'avoir oublié tes réalisations, je les ai ajoutées). Tu as l'air plus confiant que moi en l'avenir, tant mieux, je souhaite réellement cette reconnaissance. Quant à l'idée d'un data center, ça paraît une idée à creuser et à préciser, mais qui poserait d'énormes problèmes institutionnels quand on voit les débats autour de HAL...
Bonjour, Merci Gauthier ! Nous reparlerons j'espère d'un data center un jour prochain. L'un des problèmes majeurs, avec les données numériques, c'est qu'en SHS les structures et les ressources serveurs (espaces disques surtout) ne sont pas adaptés pour les documents visuels (images) et vidéos. Evidement il y a le CINES, le CC de l'IN2P3, les centres serveurs des universités mais il reste difficile d'héberger des bases de données scientifique de plusieurs Go. Certains chercheurs étant tentés de mettre des petits serveurs Dell partout (imagine la pérennisation des données!). En effet, un collègue du collège de france a du mal à trouver un serveur pour une base d'estampes japonnaises ayant 1 Go d'image... alors quand j'arrive avec 5 Go de données pour les Archives de l'Anthropologie Criminelle (www.criminocorpus.cnrs.fr)... ça coince toujours ;-)... Je suis d'accord avec toi (ton billet), la question des revues est un projet majeur mais la demande des chercheurs de créer et de conserver des base de données visuelles (archives photos, gravures, vidéo, etc.) est également une réalité... Stéphane
Il faut lire attentivement le billet « d'humeur » que nous livre Gautier Poupeau. C'est un rappel à l'ordre méthodologique en même temps qu'une bouffée d'air frais qui arrive à temps ; actuellement, on assiste, dans les SHS en France, à une situation où chacun à partir de son point de vue personnel et forcément restreint tire des conclusions générales et forcément universelles. G.P. ,pour rester dans le langage photographique passe de la macro au grand angle : en utilisant cette technique, il élargit la discussion à l'ensemble du champs et dépasse les frontières pour appuyer ses propos avec des exemples étrangers. Je suis profondément troublé par « l'amnésie » récurrente des spécialistes qui tous les matins redéfinissent ce qu'est l'édition électronique en oubliant ce qui a été pensé, écrit, discuté, réalisé et diffusé depuis plus de dix ans et qui est visible sur la Toile. G.P. esquisse pour appuyer ses propos une bibliographie qui prouve que l'édition électronique en SHS a déjà de beaux résultats derrière elle.Tout n'est pas à inventer, mais à compléter, fortifier, développer. Il faut prêter attention à une remarque de Gautier qui est ignorée à peu près complétement dans les cercles français mais qui semble bien devenir la nouvelle frontière en matière de documents scientifiques électroniques : la mise à disposition de corpus électroniques qui va transformer rapidement le travail et la démarche des chercheurs, et qui est le garnd enjeu de la communication scientifique ouverte. Un autre point relevé par Gautier est primordial : la plupart des réalisations en matière d'édition électronique sont le résultat d'initiatives universitaires publiques. Il faut arréter de reprendre docilement l'antienne des éditeurs privés qui ressassent que les chercheurs ne comprennent rien à l'édition en général et l'édition électronique en particulier. C'est par la réalisation de projets scientifiques publics menés à bien dans le respect des normes qui existent au niveau mondial, (cf le papier de Gautier sur le consortium TEI), que nous prouverons la richesse et l'expertises publiques de l'édition scientifique en SHS. PS : une précision pour Didier Rykner : si certaines thèses d'histoire de l'art (et non pas LES thèses) diffusées sur le site de Lyon 2 sont sans illustrations, cela tient à des raisons juridiques et non pas techniques ou économiques. Gardons nous, là encore, de toute généralisation abusive.
jpe > "si certaines thèses d'histoire de l'art (et non pas LES thèses) diffusées sur le site de Lyon 2 sont sans illustrations, cela tient à des raisons juridiques et non pas techniques ou économiques". Tout à fait d'accord, il s'agit d'un problème juridique (d'ailleurs loin d'être clair) : a-t-on des droits sur l'image d'une oeuvre tombée dans le domaine public, même si cette oeuvre nous appartient ? A-t-on le droit, lorsqu'on est un musée, ou un établissement public, d'en interdire la photographie ? Ce problème juridique se double d'un problème économique : A quel prix fait-on payer l'usage, scientifique ou non, de ces images, à supposer qu'on ait des droits dessus ? Je n'ai jamais dit que le problème était technique.

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