Les petites cases

Le RDF, avenir du patrimoine sur le Web ?

Commentaires

Merci pour ce billet Got. C'est une des vertues inestimables de tes propos que de s'appuyer sur une mise en pratique des normes et des technologies. Tu mets judicieusement le doigt sur le fait que ces tests et ces petites applications sont le meilleur moyen de faciliter le processus d'adoption de ces normes. Et de fait, un bibliothécaire peut très bien, sans être un informaticien hors pair, faire une démo en interne qui peut apporter l'adhésion. Et cela reste valable ailleurs dans le secteur public (d'ailleurs on compte sur toi ;-) ) Une remarque un peu polémique pour terminer : tu dis que la couche XML doit être parfaitement maîtrisée. En fait, je ne serai peut-être pas aussi catégorique : RDF n'a rien à voir avec XML. *Il se trouve que* RDF peut être sérialisé en XML. Cette nuance a, je crois, une certaine importance, qu'en penses-tu ?

En fait, ce n'est pas aussi simple. Il faut non seulement convaincre les bibliothécaires que ces applications les concernent, mais aussi les informaticiens des bibliothèques (ou les fournisseurs de systèmes bibliothéconomiques) de changer leurs vieux systèmes et entrer pour de bon dans le Web (ne parlons même pas du Web sémantique à ce stade). Or il faut convaincre et dans les bibliothèques, les gens qui ont la double compétence pour faire ce grand écart, contrairement à ce qu'on pourrait croire en lisant certain blogs, ne sont pas légion.

A la limite, ce serait presque plus facile si on partait de rien, au lieu d'avoir trente ans d'informatisation "à l'ancienne" derrière nous. Tout ce passif à convertir...

Nous sommes tout à fait d'accord, Christian. XML et RDF sont deux choses différentes et XML n'est qu'une des syntaxes possibles de RDF. Dans mon idée, il ne s'agit pas d'un problème d'étapes technologiques, mais plutôt intellectuelles. Quand on voit que le principe de XML (qui est bien plus simple que RDF) n'est pas assimilé, j'ai du mal à croire que RDF puisse l'être. Il me semble (mais je me trompe peut être) que XML doit être accepté pour que RDF le soit ensuite. Et puis, somme toute, même si les deux technos n'ont rien à voir, Tim Berners-Lee place XML comme la couche inférieure à RDF dans son Web semantic Stack et c'est vrai qu'à la rédaction de ma communication, je me rends compte que XML est un bon format pivot pour générer du RDF.
Je suis assez d'accord avec ce qui se dit dans le billet de Got et les commentaires. La difficulté d'utiliser RDF lors d'une refonte d'application institutionnelle (systèmes d'informations), c'est sa complexité. En tant que chef de projet, on résonne en périmètre des produits, leur cycle de vie, leur description, les besoins fonctionnels... et les échanges avec les autres applications. Le plus simple est de se baser sur XML pour formaliser les procédures. En plus, tout le monde est sur la même longueur d'ondes. Comment introduire RDF dans notre mode de fonctionnement ? Faut il de vraies formations à RDF, autre qu'une présentation de la syntaxe, basées sur des études de cas... et qui serait capable de les dispenser ?

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